Les métaux industriels du groupe platine ont subi une correction sévère ces derniers jours. L'or a mieux amorti le choc mais reste tiraillé entre les anticipations de taux et la nervosité inflationniste liée au pétrole.
Le platine et le palladium ont enregistré les replis les plus marqués du complexe des métaux précieux sur une semaine. Le platine cède 7,2% à 1 538 USD/oz et le palladium lâche 7,5% à 1 022 USD/oz, signant les deux plus fortes baisses du groupe. L'argent n'est pas épargné non plus, en recul de 7,1% à 53,67 USD/oz. Ces trois actifs, davantage exposés à la demande industrielle et automobile, ont subi de plein fouet le regain d'aversion au risque qui a traversé les marchés en amont de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine.
La perspective de la réunion de la Fed le 28 octobre a alimenté une pression vendeuse sur les actifs perçus comme cycliques. Le platine et le palladium en tête, avec des débouchés dans l'industrie et la filière automobile qui les rendent particulièrement sensibles aux perspectives de croissance et de demande.
L'or a mieux résisté, mais n'a pas échappé aux turbulences. Le métal jaune recule de 1,6% à 4 048 USD/oz, une correction nettement plus contenue que celle de ses homologues.
Le dollar a joué un rôle d'amplificateur. Le billet vert a progressé de 0,3% face à un panier de grandes devises mardi, accentuant la pression sur l'ensemble des métaux libellés en USD. L'or évolue, selon les intervenants cités en cours de semaine, "en fonction des anticipations de taux d'intérêt et des risques d'inflation", une formule qui résume bien l'équilibre instable dans lequel se trouve le marché : toute remontée des anticipations de hausse de taux pèse sur le métal, tandis que le risque inflationniste lui offre un plancher de soutien.
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